Les jeunes démocrates Rhône Alpes / Auvergne
Inquiets sur le projet
de réforme des retraites
Les Jeunes Démocrates s’inscrivent depuis plusieurs mois dans une démarche de réflexion et de consultation sur l’avenir des retraites, initiée par le Mouvement Démocrate autour de François Bayrou. Ils lancent le 25 mai dernier le site internet http://www. Retraites2050.fr, afin de diffuser leurs propositions, et inviter les citoyens au débat. Les Jeunes Démocrates de Rhône-Alpes et d’Auvergne adoptent une position commune sur le projet gouvernemental.
Les JDem reconnaissent la nécessité d’un effort collectif, et rejoignent François Bayrou sur les points suivants.
- La durée de cotisation portée à 41 ans et demi, et l’augmentation de l’âge légal de départ de 2 années sont acceptables (au regard de l’allongement de l’espérance de vie).
- Les efforts ne sont cependant pas équitables. La taxation supplémentaire de 1% des plus hauts revenus est dérisoire. Les Français sont en droit d’attendre un meilleur équilibre de taxation travail / revenus financiers (prélèvements supplémentaires des dividendes du capital). Ces ressources éviteraient l’utilisation du fonds de réserve des retraites (prévu pour faire face au déséquilibre démographique attendu du « papy-boom »).
Pour le MoDem deux points de la réforme ne sont pas justes en l’état. Les Jeunes Démocrates Rhône-Alpes / Auvergne proposent les aménagements suivants.
- L’âge de départ à 60 ans en cas de pénibilité est une initiative nécessaire. La prise en compte d’une approche individuelle est tolérable, dans la mesure où l’évaluation des risques au travail est difficile (notamment en ce qui concerne les conséquences du stress). Néanmoins, il n’est pas acceptable de choisir un seuil d’invalidité à hauteur de 20% pour bénéficier d’un droit de départ anticipé à taux plein.
- Le recul de l’âge de départ à la retraite sans pénalisation, pour les salariés qui n’ont pas acquis l’ensemble de leurs annuités, est inacceptable. Passer de 65 à 67 ans signifie de poursuivre le travail à un âge où la santé se détériore souvent. Cette mesure pénalise les individus qui ont effectué de longues études, ainsi que ceux qui ont connu des difficultés de carrière, et se voient ainsi infliger une double peine. Si le gouvernement maintient cette modification, nous appelons en contre-partie à une meilleure prise en compte, voire à une prise en compte nouvelle, des périodes instables ou de transitions (années d’études, chômage non indemnisé, volontariat international en entreprise, maternité).
Les Jeunes Démocrates Rhône-Alpes et Auvergne rappellent la nécessité d’envisager la question des retraites à long terme, et de la positionner dans une perspective intergénérationnelle.
- Nous saluons la proposition du gouvernement de développer le tutorat en entreprise. Ainsi, les séniors seraient valorisés en fin de carrière, et la transmission des savoirs mieux assurée. Nous souhaitons que cette proposition soit accompagnée de mesures permettant son développement affectif.
- Nous regrettons que la proposition de retraite par points n’ait pas été examinée. Elle seule autorise en même temps un équilibre des comptes, et des choix personnels du salarié (qui connaît ses droits à tout moment, et peut choisir l’âge auquel il les utilisera).
- Nous regrettons également que la question de l’organisation sociale n’ait pas été posée au cours du débat sur les retraites, et déplorons que ce sujet ne se soit pas inscrit dans un cadre plus large de réforme du travail (évolution du travail au cours de la vie, plan ambitieux de lutte contre le chômage), et de réformes fiscales.
Le 20 juin 2010
Les jeunes démocrates Rhône - Alpes / Auvergne
Pour Julien BEAL Animateur des jeunes démocrates d'Auvergne
Les jeunes démocrates Rhône Alpes / Auvergne
Inquiets sur la Réforme des
Collectivités Territoriales
La réforme des Collectivités Territoriales engage l’avenir de la France : sa maîtrise des dépenses publiques, son exercice de la démocratie. Alors que l’examen du projet parlementaire se poursuit, les Jeunes Démocrates de Rhône-Alpes et d’Auvergne sont inquiets de la tournure prise par la réforme.
Si nous sommes favorables à un rapprochement départements régions, nous nous interrogeons sur la simplification administrative résultant du pôle commun-intercommunalité. Nous craignons que la volonté de simplification du mille-feuille administrative ne soit pas assurée. De plus, nous pensons que les compétences accordées aux métropoles risquent de mener vers un poids trop important de celles-ci par rapport à l’ensemble du département, et entraîner une sûre-représentation des territoires urbains par rapport aux territoires ruraux.
Néanmoins, nous rappelons que les compétences des futures Collectivités Territoriales ne sont pas clairement définies à ce jour. Nous sommes surpris que ce point ne fût pas le 1er à être débattu. Ce choix calendaire est incohérent.
En tant que Jeunes Démocrates, nous sommes attachés à une représentation de l’ensemble des courants de pensée, des mouvements politiques, dans nos assemblées. Suite au refus de la commission des lois (mercredi dernier) d’adopter un mode de scrutin uninominal à deux tours, nous proposons un consensus. Comme François Bayrou, nous défendons un mode de scrutin mixte (qui se rapproche du modèle allemand) :
- élection d’une partie des conseillers territoriaux au scrutin uninominal à 2 tours ;
- attribution des sièges restants au scrutin proportionnel, sur base des suffrages obtenus par les formations politiques au 1er tour.
Cette proposition permettra également une représentativité féminine, alors que le scrutin uninominal total entraînerait un recul dans ce domaine.
Le MoDem propose que les conseillers élus à la proportionnelle représentent 1/3 des sièges. Nous souhaiterions davantage de proportionnelles, et sommes favorables à ce que celle-ci concerne 50% des élus.
Le 20 juin 2010
Les jeunes démocrates Rhône - Alpes / Auvergne
Pour Julien BEAL Animateur des jeunes démocrates d'Auvergne
Les élections législatives Outre Manche
Les libéraux-démocrates en tête dans les sondages, devant le Labour et les Tories, à quelques jours à peine des élections législatives devant amener la désignation (ou la reconduction) du nouveau premier ministre britannique, assurément, c’est une première dans l’histoire politique de nos voisins d’outre Manche. Et pourtant, les faits sont là : depuis le 15 avril, et le premier débat politique télévisuel ayant eu lieu en Grande Bretagne, qui a fait intervenir les trois leaders des principaux mouvements politiques, Nick Clegg, à la tête des Libdem, plaît. Il suscite un véritable engouement chez les électeurs britannique, et cette popularité inattendue et de dernière minute pourrait même empêcher David Cameron, leader des conservateurs et vainqueur désigné de ces élections depuis quelques mois, d’obtenir la majorité absolue au Parlement. Ce faisant, un compromis entre M. Clegg et les travaillistes de Gordon Brown pourrait permettre à ce dernier de rester à Downing Street, « petit miracle » en considération des sondages qui, il y’a quelques jours encore, lui prédisait une défaite cinglante face aux Tories.
Pourquoi cependant s’intéresser à cette élection, qui, bien qu’orientant la politique de l’un de nos principaux partenaires européens, reste bien loin des soucis quotidiens qui préoccupent chaque jour les français ?
Du fait d’un système électoral très particulier, le bipartisme est, en Grande Bretagne, très ancré non seulement dans les mœurs, mais aussi et surtout dans les urnes. En effet, le scrutin uninominal à un tour garantit la prépondérance des deux grands partis que sont le Labour et les Tories à la Chambre des Communes (assimilable de manière grossière à l’Assemblée Nationale française). Remettre en cause cette suprématie relève de l’exploit, de l’impossible. Ainsi, même si les Libdem obtiendraient le plus de voix lors de ces élections, du fait de ce scrutin et d’une répartition des voix très spéciale au travers du pays, ils finiraient malgré tout derniers au nombre de sièges emportés.
Cela étant, la popularité extrême de Nick Clegg, de celui que l’on surnomme « le troisième homme » (cela ne vous rappelle t’il pas quelqu’un ?), montre que les britanniques en ont assez de cette alternance infinie entre travaillistes et conservateurs, de ce choix très limité entre deux mouvements qui dirigent le pays ensemble depuis près d’un siècle.
Le parallèle avec la situation française peut paraître facile, mais il n’est selon moi pas dénué de toute pertinence. On l’a vu, le bipartisme est beaucoup plus important en Grande Bretagne qu’il ne l’est dans notre pays. Cela n’empêche cependant pas les libéraux-démocrates d’y percer, en se faisant l’écho de ce besoin de troisième voie qui est ressenti par beaucoup de citoyens britanniques. En France aussi, ce besoin a pu être exprimé récemment, notamment lors des élections présidentielles de 2007 ou des européennes de 2009, avant que les vieux réflexes partisans ne reprennent malheureusement le dessus lors des dernières élections régionales.
Dès lors il nous appartient, à nous, démocrates, partisans acharnés de cette alternative aux vieux partis qui tiennent « ensemble » le pays depuis de trop nombreuses années, de montrer que l’on existe, d’agir pour que notre présence sur le terrain, dans les médias, dans les débats d’idées, deviennent une évidence pour nos concitoyens. Il nous appartient d’affirmer haut et fort la nécessité de cette « troisième voie » pour l’avenir de notre pays. Non pas ce « ni droite, ni gauche », ou ce « un peu des deux » dont les médias nous taxent trop souvent, mais bien ce nouveau chemin, humaniste, démocrate, et européen, qui représente nos valeurs, nos idées et nos convictions.
Alors seulement les français, à l’image de leurs voisins d’outre Manche, nous soutiendront, et se feront porteurs dans les urnes de ce besoin de changement, de ce besoin d’un autre chemin que seuls nous pouvons leur apporter.
Par Antoine Dumas
le 20/04/2010

Un meeting avec le Nouveau Parti Anticapitaliste
Rien de tel que d’aller assister aux meetings des listes concurrentes ! Pour mieux contrecarrer les propositions des autres partis en lice aux élections régionales, encore faut-il en effet parfaitement les connaître.
Invité du jour : Mr Olivier Besancenot, avec bien sûr à ses côtés toutes les têtes de listes départementales. Il y a des meetings que l’on n’oublie pas. Celui-là en fait partie. S’il est incontestable que Mr Besancenot est doté d’un réel don oratoire, le meeting en lui-même avait quelque chose de surprenant, tant sur le fond que sur la forme.
Commençons par le fond. Il est dur de détacher les propositions principales du parti pour les élections régionales car le meeting n’est pas structuré, mais la grande ligne directrice de la soirée est la suivante : la politique de Mr Sarkozy est une honte pour la France à tous égards (et je rajoute volontairement le « Monsieur », car le NPA se refuse à l’écrit sur les tracts à toute forme de politesse que ce soit vis-à-vis du président de la République) et la politique du Parti Socialiste est pour sa part beaucoup trop molle : les élus socialistes au niveau régional ne seraient pas capables d’appliquer réellement ce qu’ils promettent.
Le problème des militants du NPA – ou plutôt ce qui leur fait souvent rapporter des voix – réside dans leurs discours populistes. La plupart du temps, on ne peut qu’être d’accord avec leurs idées. C’est d’ailleurs ce que soulignait J.F Kahn lors des élections européennes ; quand une idée ne mérite même pas débat, ne peut même pas être contredite, c’est qu’elle ne propose rien de vraiment concret, c’est qu’elle est utopiste. Or, la position principale que souhaitait prendre le NPA lors de ce débat était d’être le seul parti contre les licenciements. Il est évident, pourtant, que tous les partis sont, dans l’absolu, contre les licenciements. Quel parti oserait dire le contraire ? Quel parti oserait dire qu’il est pour qu’une entreprise mette ses employés au chômage, surtout en pleine période de crise ? Comme à leurs habitudes, la dangerosité des partis situés aux extrêmes du paysage politique français réside dans l’application de leurs idées : ainsi, le NPA n’aimant pas que des hommes et femmes se fassent licencier (incroyable !), nous a expliqué, qu’en toute logique il fallait interdire désormais à toute entreprise française de licencier. Etudiante en économie, et même sans l’être, il va de soi que ce genre d’engagement est complètement fou. Le salaire se fixant au point de rencontre des offreurs de travail (les ménages) et des demandeurs de travail (les entreprises), si ces dernières n’ont plus la possibilité de licencier, uniquement deux solutions s’offrent à elles : ou bien elles diminuent très fortement les salaires des employés, ou bien elles ferment boutique. Or, sans avoir une connaissance profonde de l’économie, j’aimerais bien savoir comment le NPA compte expliquer aux Français qu’une Economie peut fonctionner avec des entreprises qui, si elles existent encore, ont le couteau sous la gorge et des employés (et donc à fortiori des consommateurs) sous-payés. Encore une fois, les idées du NPA sont condescendantes, mais les applications de ces idées une aberration. Peut-être que bientôt sera inscrit dans le projet du NPA le souhait d’être contre le conflit israëlo-palestinien ?
Terminons par la forme du meeting : après le long discours de Mr Besancenot était venu le temps de répondre aux questions des citoyens présents dans la salle. Mais attention ! Toutes les questions qui veulent être posées doivent avant être écrites sur papier, ce papier donné à un des intervenants de la soirée et, si la question est retenue (si la question ne dérange pas trop ?), Mr Besancenot ou une des têtes de listes y répond. J’ai alors pris un petit bout de papier et y ai écrit : « Vous avez eu la parole pendant près de deux heures. Nous vous avons écoutés. Pourquoi ne pouvons-nous pas à notre tour poser nos questions librement à l’oral ? ». Zut alors. Mon papier a dû se perdre dans la corbeille, car personne n’y a répondu.
Agnès Callou (secrétaire générale des jeunes démocrates d'Auvergne)
15/03/2010
Une journée classique de campagne !
Nous sommes le dimanche 28 février, place de Jaude à Clermont-Ferrand, l’entrée dans les deux dernières semaines et enfin les gens s’intéressent à la campagne des élections régionales (oui on peut toujours le croire…) !
Il fait un super beau temps, les clients des commerces, les passants sont souriants… mais voilà, des personnes orange, sont dans la rue ! Des commerciaux pour un opérateur téléphonique ? Une secte ? Non, c’est pire : UN MOUVEMENT POLITIQUE. Et oui le Mouvement Démocrate fait campagne (nous sommes les seuls, autant le dire) !
Donc, une bande de joyeux lurons tout d’orange vêtus, une pile de tracts dans les mains, un grand sourire, et une motivation débordante, commence la distribution du programme « Auvergne Démocrate Ecologie », et là, c’est le drame !!!
-Tous des pourris
-Tous des vendus
-Tous pour les gros, rien pour les petits
-Non je ne vote plus
Bon, heureusement 75% des gens prennent notre tract !
Je voudrais juste faire un commentaire, sur toutes les remarques que nous avons eues lors de cette journée, mais comme dans toutes les journées de distribution de tracts.
Je comprends les gens qui ne votent plus, je suis candidat, je suis très impliqué en politique, mais je les comprends !
Ouvrez un journal, allumez votre télévision, allumez votre radio (pas les trois en même temps, sinon ça ne va pas être facile à comprendre !). Qu’est ce que vous entendez ? :
-Le Parti Socialiste porte plainte pour diffamation, idem pour l’UMP !
-Untel a un casier judiciaire aussi long que mon bras (environ 80 cm, je l’ai mesuré pour l’occasion).
Je suis désolé, mais quand les « politiques » comprendront qu’ils sont là, pour défendre des valeurs, pour défendre un projet, pour défendre leurs électeurs, pour rendre des comptes sur l’utilisation de l’argent des contribuables (le vôtre, le mien, le nôtre), les gens retourneront dans l’isoloir !
Alors maintenant au boulot, à nous adhérents du Mouvement Démocrate, à nous colistiers des listes soutenues par le Mouvement Démocrate, de démontrer aux gens que nous sommes au-dessus des conflits « UMP – PS », à nous de démontrer aux électeurs que nous respecterons leur argent et que nous rendrons des comptes !
Faites confiance aux candidats "Mouvement Démocrate", vous ne le regretterez pas !
Julien BEAL (Président des jeunes démocrates d'Auvergne)
13/03/2010
LE MONDE A FAIM. (Titre d'un essai de Philippe Chalmin). PARTIE I.
[Bretonne d'origine, habitante de Clermont, militante pour les élections régionales en Auvergne, voici un essai inspiré d'un week-end parisien. J'ai donc écrit cette chronique à Paris, mais qu'importe, elle est autant intemporelle qu'aspatiale (si ce mot existe).]
Hier matin, 10H30. Paris XVIIème, avenue de Clichy.
Je me réveille mal lunée, ouvre le frigo: il n'y a plus de jus d'orange. Il y en a pour qui un réveil n'est pas possible sans un café bien serré, pour moi la journée commence mal sans un bon verre de "Tropicana". Certains diront que ce sont des réflexes de bourgeois(e), peut-être.
Toujours est-il que je pars donc à pied à la recherche d'une bouteille de Trop', recherche courte puisqu'à Clichy on trouve tout n'importe où à n'importe quelle heure: c'est bien connu, dans ce quartier la vie ne s'arrête jamais.
Sans peine je trouve un SUPER U. A peine rentrée à l'intérieur, on me saute au cou: une quinzaine de personnes me disent presque toutes en coeur: "Bonjour mademoiselle, aujourd'hui c'est la journée de la banque alimentaire ! Nous faisons partie du Lions Club International et nous nous mobilisons pour que les personnes les plus pauvres puissent avoir accès aux quelques aliments de base nécessaires à leur survie: si vous pouviez penser à elles en faisant vos courses, leur offrir un petit quelque chose, une conserve, un paquet de riz, un pot de confiture...". Et oui, d'un coup on se rappelle ce qui ne s'oublie pas (mais qui peut rester un peu en retrait face à nos soucis quotidiens): le monde a faim, et ce n'est pas la première fois.
Au printemps 2008 déjà, alors que des centaines de scènes d'émeutes alimentaires eurent lieu dans les zones les plus démunies du monde, une partie de l'humanité s'étonnait qu'à l'heure des exploits des NTIC et même d'une croissance quasi-permanente de toute forme de progrès technique, certaines personnes puissent encore être en quête (vaine) de nourriture. Le monde a faim aujourd'hui, mais au-delà du moment présent, le défi est tout autre: il faut penser aux dix milliards de bouches qu'il faudra nourrir demain, demain c'est-à-dire en 2060-70. S'il est vrai que nous pouvons compter sur le progrès technique pour nous aider dans ce challenge, une chose est certaine: les besoins physiologiques de l'Homme ne changeront pas, 2500 calories quotidiennes (environ) seront toujours nécessaires à sa survie. Telle est l'ampleur du défi alimentaire du XXIème siècle.
Le XXIème n'est bien sûr pas le premier siècle à s'attacher à un tel défi. La faim est une vieille ennemie de l'Homme, connue et redoutée depuis l'Antiquité. Sans remonter jusqu'au temps où le Sénat de Rome garantissait à la plèbe du pain et des jeux, le XXème siècle fut également engrainé dans un défi démesuré: nourrir une population mondiale qui passait de un milliard à six milliards d'hommes en l'espace de moins de cent ans, cela n'allait pas se faire tout seul. L'Asie (et notamment la Chine et l'Inde) qui laissait paraître une incapacité totale à parvenir à une autosuffisance alimentaire, ajoutée au "boom démographique" des années 60; il était de bons sens de prévoir des famines d'ordre mondial pour la fin du dernier siècle. Il n'en fut (quasiment) rien grâce à la "Révolution verte": utilisation de nouvelles semences hybrides à haut rendement, recours accru aux engrais, aux produits phytosanitaires et à l'irrigation. L'ampleur du succès de la Révolution verte fut telle que le monde surfa presque sur une vague d'abondance agricole de 1970 à 2000. Hélas, aujourd'hui le contexte n'est plus le même, le monde a pris conscience que l'eau est une ressource rare, il n'y a quasiment plus de terres à découvrir, et les innovations technologiques (par exemple les OGM) laissent perplexe. Serons-nous encore une fois à la hauteur du défi qui nous est lancé ?
La première solution à laquelle on pense face au défi alimentaire est bien sûr celle de l'augmentation des terres cultivées. Ce fut d'ailleurs une solution maintes fois appliquée quand on sait par exemple l'exploration des terres vierges du Kazakhstan par l'URSS quand Khrouchtchev était au pouvoir. Le monde compterait à peu près 11 milliards d'hectares de terre. Mais parmi ces 11 milliards, on peut déjà oublier les déserts, les zones arides, les forêts, les savanes, les toundras, bref toutes les terres non arables. Il ne reste alors plus que 1,5 milliards d'hectares de terre arable, c'est-à-dire les terres qui sont déjà cultivées actuellement. Rien d'étonnant, l'Homme s'est logiquement installé tout au long de l'Histoire au coeur des régions les plus fertiles: en Mésopotamie, dans la vallée du Nil, ou près des grands fleuves asiatiques. On peut même dire que la croissance urbaine a détruit de "bonnes terres": l'extension urbaine et industrielle élimine en effet chaque jour des terres arables. On pourrait citer à titre d'exemple la création d'Eurodisney en France qui a supprimé d'office plusieurs hectares de terre vierge. En clair, si le potentiel d'augmentation des terres cultivées n'est sûrement pas élevé (quelques terres sont "défrichables" certes, mais elles ne représentent qu'une partie infime face à l'enjeu), il semblerait même que la croissance urbaine fait disparaître chaque année d'excellentes terres. La surface agricole utile à la culture est - si elle n'est en baisse - au mieux constante.
Suite de ce débat sur les solutions face au défi alimentaire mondial dans la deuxième et dernière partie de cette chronique, qui paraîtra dans la prochaine newsletter. Petit aperçu de ce qui sera traité:
Si on ne peut augmenter les surfaces cultivables, autrement dit si on ne peut augmenter la production par l'espace, la deuxième solution à laquelle on songe est l'augmentation des rendements, ie l'augmentation de la productivité. Directement, on aborde un sujet qui porte à polémique: les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). S'il existe un débat qui suscite émotions, passions voir fâcheries c'est bien celui-là.
Il existe également une troisième solution, moins scientifique, mais plus politique, celle justement des "politiques agricoles" qui fera également l'objet de la deuxième et dernière partie de cette chronique.
A suivre donc, partie II dans quelques jours.
Agnès Callou (secrétaire des jeunes démocrates du Puy-de-Dôme)
08/02/2010
La police nationale recrute
Comme vous le savez notre très cher Président de la République, lutte contre l’insécurité tous les jours que Dieu fait. Durant son mandat en tant que ministre de l’intérieur l’insécurité a très fortement baissé et depuis qu’il est notre président elle continue de baisser, alors que le nombre de garde à vue est en constante augmentation (cherchez l’erreur).
Donc dans une grande logique « Sarkozyste », et ceci est normal quand il y a de l’insécurité, il faut des forces de l’ordre (jusqu’à là nous sommes tous d’accord).
Mais voilà, la Police nationale, a fait son recrutement pour la promotion 2009-2010. 1000 personnes ont réussi leurs concours, ils ont reçu leurs contrats, qu’ils ont bien sûr signé et renvoyé à leurs préfectures, pour que le préfet les signes (jusqu’à la procédure classique).
Mais à quoi sert cet article ?
Un matin un ami m’appelle, il me dit qu’il a reçu un courrier de sa préfecture lui disant qu’il a bien réussi le contrat des cadets de la police nationale, mais qu’il ne pourra pas intégrer l’école de Police, à cause d’une très forte restriction de budget du ministère de l’intérieur, et ceci dans toute les école de Police de France. Nous sommes le 4 Aout et les cadets devaient rentrer le 1 Septembre soit dans 4 semaines, donc les futurs policiers avaient démissionné de leurs travails, puisque ils ont eu comme consignes d'être libres de tout engagement professionnel et scolaire le 1er septembre afin de pouvoir suivre la formation cadet. Pour certains, avaient trouvé un appartement (pour pouvoir se loger le week end) et payé la caution. Le pire c’est que dans ce courrier, il est indiqué qu’ils sont prioritaires, pour la prochaine promotion. Personne ne peut leur donner une date, dans 3 mois, 6 mois ,1 an ?
Alors on peut se poser de très nombreuses questions.
-Le budget est voté quand, pour le ministère de l’intérieur ? Le budget du ministère n’a pas été voté hier. Des personnes savaient qu’il n’y aurait pas de promotion 2009-2010.
-Comment vont faire les jeunes qui ont démissionné de leur travail ?
-Quel est la date de leur entrée à l’école de police ?
-Pourquoi Nicolas Sarkozy dit qu’il veut plus de Policiers et que cette année pas de nouveaux policiers ?
Beaucoup de questions qui restent sans réponse. Dans tous les cas, bonne chance à tous ces jeunes qui ont réussi le concours des cadets de la police nationales et qui, moins de 4 semaines avant leurs entrés à l’école de Police, croyant recevoir leur contrat ont reçu « le courrier » leur disant que tout était annulé.
La lutte contre le chômage continu : 1000 chômeurs supplémentaires.
Source : http://www.unitepolice.com/, http://www.blog-police-recrutement.com/
Edito
Nous y voilà, il faut être honnête le Mouvement Démocrate a fait un score très loin de nos attentes, mais, hélas, pas dans le sens dont nous l’espérions tous. Je ne vais pas refaire un bilan de cette élection, beaucoup de personnes l’ont déjà réalisé et la presse l’a bien assez fait.
Aujourd’hui il faut aller de l’avant, mais ne pas oublier la défaite aux élections européennes pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, ne pas oublier la jeunesse par exemple. Nous devons, pour la prochaine échéance électorale, travailler tous ensemble, pour faire un programme clair qui réponde aux attentes des électeurs. C’est grâce aux différentes commissions que l’Union Régionale met en place que nous ferons le score que notre mouvement mérite. Nous ne devons pas oublier les valeurs qui nous rapprochent. Notre programme pour les élections régionales doit porter ces valeurs.
Pour ma part, je vous annonce que, depuis le Vendredi 10 Juillet 2009, je suis membre du bureau national des jeunes démocrates. C’est avec une très grande fierté que je vais travailler au nom de la Haute-Loire et de l’Auvergne pour défendre la « jeunesse» au sein de notre mouvement et dans la société.
Je vous rappelle le groupe que j’ai créé sur facebook :
« les jeunes démocrates d’Auvergne ».
Je suis candidat à la candidature pour ces élections régionales, ci joint le groupe de soutiens que j'ai crée (lien).
J'ai peur....
(tous les 3 jours une nouvelle phrase)
Nous sommes à 1 mois des élections européennes, et j’ai peur pour la démocratie.
J'ai peur, l’UMP n’a toujours pas fini ces listes pour ces élections cruciales et, certaines têtes de liste ont pris leur nomination comme une sanction. En temps que pro européen, je trouve vraiment cela honteux, le PS scande qu’il faut voter socialiste pour montrer au gouvernement que nous sommes contre la politique qu’elle mène actuellement. Nous savons tous que le vote sanction n’apporte rien à la démocratie, si le PS lance sa campagne sur ce point, c’est tout simplement qu’ils n’ont rien à proposer aux citoyens Français. De plus en lisant quelques articles nous voyons que le PS ne sait pas de quoi est fait le parlement, comment les parlementaires votent. Edito
Je vais finir avec les parties qui ne veulent rien de l'Europe, qui sont tout simplement contre l'Union Européenne, je ne citerai pas les noms de ceux-ci, nous les connaissons tous. Alors que font ils? Pourquoi ont ils fait des listes? Je suis désolé mais, quand je suis contre un projet, ou autre chose, je ne me présente pas.
J'ai peur, les derniers sondages qui sont publiés ne donnent que 34% de votant dans toute l'Union Européenne. En France le taux de participation est prévu à 45%. Alors que le parlement européen a de plus en plus de responsabilités. Mais, nous pouvons expliquer cela, au manque de communication des instances européennes.
C’est pour cela que nous devons avoir peur pour la démocratie, le seul parti qui a les épaules, qui a des personnes compétentes, volontaires, et un vrai programme, est le mouvement démocrate.
Le seul parti politique qui à mis à disposition (et ce peut être parce que c’est le seul partie qui en a un) un programme.
Le site des élections européennes du Mouvement DémocratePourquoi l'UE n'intéresse personne?
"Halte à la jungle des classements" "Suite"

En réponse à tous les classements des députés européens, dont certains classent Jean Marie BEAUPUY en très mauvaise position, regardez plutôt la photo paru dans l'express... Elle se passe de commentaires sur l'assiduité de Jean Marie Beaupuy.
Pourquoi l'Europe n'intéresse pas les français ?
De tout temps, tout ce qui ne va pas en France est la faute de l'Europe...
Les prix sont chers, c'est la faute à l'Europe,
La crise, c'est la faute à l'Europe.
Mais l'Europe nous en avons besoin.
Nos étudiants peuvent aller étudier dans d'autres pays grâce à l'Europe,
l'Europe protège les jouets de nos enfants
L’Union européenne a permis à l’Europe de devenir numéro un mondial pour l’utilisation et la fabrication des téléphones portables grâce à ses normes techniques communes.
L’aide régionale de l’Union européenne a permis de relever le niveau de vie dans les régions pauvres d’Europe et la France en a aussi profité.
L’Union européenne est le promoteur principal du processus de Kyoto, qui vise à réduire la pollution atmosphérique à l’origine du réchauffement climatique.
L’Union européenne a mis en vigueur une règle claire consacrant une rémunération égale entre hommes et femmes pour un même travail.
L’Union européenne a permis d’écraser les prix des appels téléphoniques et des billets d’avion, car un marché unique et une monnaie commune font baisser les prix et augmentent le choix.
L'Europe doit être forte et nous ne devons plus attendre le petit matin pour savoir quel est le président élu des Etats Unis.
Il faut une Europe forte pour construire un monde fort.
L'Europe ne doit plus faire peur, l'Europe c'est notre avenir à tous.
Nous avons plus de voix à 27 au lieu qu'à un seul pays.
Regardez tout ce qui a été fait par la présidence française de l'Union.
Les six mois de la présidence française ont d'abord été marqués par une série de crises internationales (conflit en Géorgie, crise financière et économique) dans lesquelles l'Union européenne a su jouer un rôle déterminant grâce à sa capacité à agir de manière réactive, volontaire et unie. Par ailleurs, la présidence a maintenu le cap sur les priorités qu’elle s’était fixées dès le départ : la lutte contre le changement climatique (avec l'adoption du "paquet énergie/climat"), la politique migratoire (avec l'adoption du pacte européen sur l'asile et l'immigration), la politique agricole commune (avec l'adoption du "bilan de santé" de la PAC et le lancement du débat sur l'avenir de la PAC), la politique européenne de sécurité et de défense (un nouvel élan avec un programme concret et opérationnel). Enfin, ces six mois ont été marqués par des avancées importantes dans tous les secteurs de l’action de l’Union notamment dans le domaine économique et financier, dans le secteur social, sur le plan culturel mais aussi au niveau international (avec 8 sommets entre l'UE et ses principaux partenaires internationaux dont le sommet de Paris dans lancement de l'Union pour la Méditerranée).
Et vous qu'en pensez-vous ? 


« Halte à la jungle des classements ! »
Jean Marie Beaupuy réagit à la polémique sur l’assiduité des députés au Parlement européen
A la suite de l’article publié dans les colonnes du Journal Le Monde daté du 23 avril 2009 consacré au travail des eurodéputés, j’ai pris connaissance de l’étude réalisée par l’assistant parlementaire du député européen Marco Cappato. Avec de nombreux collègues français et européens, nous rejetons la méthode employée dans cette étude.
Tous les 5 ans, à la veille des élections européennes, un certain nombre de classements des députés européens sont publiés dans la presse. Même si cette pratique peut se justifier pour faire connaître l’investissement des parlementaires dans leur mandat, force est de regretter que les méthodes se limitent à des mesures quantitatives, réduites à certains critères et n’hésitent pas à afficher des chiffres erronés.
En outre, ne sont pas pris en compte les responsabilités les plus importantes du Parlement européen telles que les Présidences de Commission ou de Groupe politique, les fonctions de coordinateur, de rapporteur fictif...
Cette « jungle des classements », plus incohérents et incomplets les uns que les autres, est dangereuse pour notre démocratie. En effet, dès lors que la méthode est contestable, ces classements décrédibilisent le travail des parlementaires.
Aussi, en accord avec mes collègues du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE), j’ai demandé à Hans Gert Pöttering, Président du Parlement européen :
qu’il informe la presse de la nécessité de prendre avec précaution les différentes études de ce genre,
que le Parlement européen établisse une présentation officielle des différentes activités des eurodéputés, sur la base de critères objectifs tant quantitatif que qualitatif.
Cette initiative devrait permettre aux journalistes intéressés de s’appuyer sur une étude objective et complète.
En effet, il est temps qu’une institution aussi transparente que le Parlement européen ne soit plus soumise à de telles manipulations.
Pour votre information, vous trouverez un bilan de mes activités entre 2004 et 2009
en cliquant ici.
ITW DE LA SEMAINE JEAN MARIE BEAUPUY
Jean-Marie Beaupuy : "Le Small Business Act avait été largement développé pendant la campagne présidentielle par François Bayrou. Cette question concerne plus de 90 pour cent des PME françaises qui comptent moins de dix salariés. Dans le débat que nous avons eu au Parlement européen, j'ai soutenu notamment deux propositions :
- La première c'est que les entreprises qui travaillent pour les communes, les départements, les régions, l'Etat soient payées au maximum dans les trente jours qui suivent. En effet nous savons qu'un cinquième des dépôts de bilan est du aux retards de paiement des collectivités publiques. L'une des vertus de ce SBA (Small Business Act) sera de payer plus rapidement les PME de France et de l'ensemble des pays d'Europe.
- La deuxième chose que j'ai demandé c'est de réduire de 25 pour cent les formalités administratives. Que ce soit une PME de production ou de services l'important c'est de rendre le service ou de fournir le produit à nos concitoyens, ce n'est pas de faire des papiers. Il est extrêmement important de pouvoir réduire la densité administrative, la charge de travail administrative de tous les responsables de PME.
Voilà deux exemples de ce Small Business Act qui doivent trouver un effet concret dans nos différents pays européens dès les prochains mois."